
01-20-2009, 11:42 AM
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Laraque, Obama et les pionniers
Laraque, Obama et les pionniers
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C'était en début d'après-midi. Hier. Puis, vers trois heures, Georges Laraque m'a rappelé. Je lui ai parlé de la chronique que je préparais. Je lui ai dit que ti-gars, j'avais vu jouer Herbie Carnegie: «Herbie Carnegie? M. Carnegie, je le connais bien. C'est mes racines, je ne pouvais pas l'ignorer. Je suis allé le rencontrer à Toronto. Il a écrit un livre, A Fly in a Pail of Milk (Une mouche dans un seau de lait). C'est un grand monsieur. C'est une de mes idoles. J'ai aussi rencontré Willie O'Ree, qui a joué pour les Bruins de Boston. C'est le premier Noir à avoir joué dans la Ligue nationale», a raconté Laraque, avec un mélange de respect et d'excitation dans la voix.
Ce matin, Big Georges ne pourra pas regarder en direct la prestation de serment de Barack Obama. Mais il va enregistrer l'émission. Comme il l'a fait avec le concert donné dimanche à Washington. Laraque ne pourra pas suivre la cérémonie parce qu'il sera dans une école du quartier Saint-Michel où le Canadien va inaugurer une patinoire extérieure: «Ça me fait chaud au coeur d'y être. Je tiens à essayer d'être une inspiration pour les jeunes qui veulent faire du sport et surtout jouer au hockey», dit Laraque.
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Ils sont presque une vingtaine de Noirs à jouer dans la Ligue nationale de hockey. Francis Bouillon, un mulâtre, fait partie du nombre. Souvent, on pense à Donald Brashear ou Réginald Savage, qui fut un premier choix des Capitals de Washington, ce sont des enfants qui ont été adoptés par des familles blanches. D'autres sont mulâtres. Il faut réaliser que le hockey est un sport onéreux et que la majorité des familles noires au Québec et au Canada n'a pas toujours eu un revenu permettant d'investir dans des équipements de hockey ou dans une ligue de développement. C'est une situation qui se corrige mais il y a encore, malheureusement, une différence entre les revenus de la majorité et ceux des minorités: «J'ai été chanceux. Mon père était ingénieur et avait un MBA quand il a quitté Haïti. Il a décroché un bon emploi dans une usine. Ma mère est infirmière depuis plus de 30 ans. L'argent n'a pas été facteur quand j'ai eu le goût de jouer au hockey», explique Laraque.
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